Table de consultation, thé et carnet
Un rendez-vous : thé, carnet et lumière douce

On entend souvent que « la voyance n'est pas encadrée en France ». C'est à moitié vrai : il n'existe ni diplôme d'État, ni ordre professionnel, ni condition de formation obligatoire. En revanche, l'activité est soumise au droit commun de la consommation, au droit des données personnelles et, depuis 2023, à des règles renforcées sur les allégations commerciales.

Une activité commerciale soumise au droit commun

Un praticien qui facture des consultations est un professionnel au sens du code de la consommation. À ce titre, il doit :

  • afficher ses prix avant la conclusion du contrat ;
  • fournir, sur demande, une facture ;
  • ne pas recourir à des pratiques commerciales trompeuses (article L.121-1 du code de la consommation) ;
  • respecter les conditions d'annulation annoncées ;
  • disposer d'un numéro SIREN et de mentions légales sur son site.

La pratique commerciale trompeuse, principal levier

Promettre un résultat certain, faire croire à un « désenvoûtement » qui n'aurait pas été demandé, entretenir une peur pour vendre une prestation : ces comportements peuvent être qualifiés de pratiques commerciales trompeuses ou agressives. Ils sont sanctionnés par la DGCCRF et peuvent donner lieu à remboursement.

Le secteur a été épinglé à plusieurs reprises. Des enquêtes de la DGCCRF ont mis en évidence des packs vendus à des personnes vulnérables et des promesses de résultats inexistantes. C'est précisément pour cela que Clairvox a construit une charte de déontologie opposable aux praticiens référencés.

Voyance et santé : une limite absolue

Aucune consultation ne peut se substituer à un acte médical. Le code de la santé publique réserve l'exercice de la médecine et les diagnostics aux professionnels de santé. Un voyant qui vous conseille d'arrêter un traitement commet une faute grave et peut engager sa responsabilité. Il en va de même pour le conseil juridique ou financier personnalisé.

Les données personnelles

Un praticien collecte des informations parfois très intimes. Elles sont donc des données personnelles au sens du RGPD. Concrètement, il doit vous informer de la finalité, de la durée de conservation, de votre droit d'accès et de suppression, et ne pas revendre vos coordonnées. Un fichier client utilisé pour des relances commerciales doit respecter le droit d'opposition.

Faut-il un statut particulier ?

La plupart des praticiens exercent en micro-entreprise, en profession libérale ou en société. Certains se déclarent sous le code d'activité des « autres services personnels ». Aucun diplôme n'est exigé, mais les organismes de formation privés délivrent des attestations. Méfiez-vous de celles qui se présentent comme un « diplôme reconnu par l'État » : c'est faux dans ce domaine.

Ce que prévoit la charte Clairvox

Nous demandons à chaque praticien de s'engager sur sept points : tarifs affichés, aucune promesse de résultat, refus des questions médicales et financières à risque, respect du consentement, information sur la durée de conservation des données, absence de relance insistante, et réponse aux signalements sous 15 jours.

Le non-respect de la charte entraîne un avertissement, puis un déréférencement. Pour signaler une pratique, utilisez le bouton présent sur chaque fiche.

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Questions fréquentes

Existe-t-il un diplôme reconnu pour devenir voyant ?

Non. Aucun diplôme d'État n'existe dans ce secteur. Des organismes privés proposent des formations et des attestations, mais elles ne sont pas reconnues par l'État.

Un voyant peut-il refuser de rembourser ?

Les conditions doivent être affichées avant l'achat. À défaut, le droit commun de la consommation s'applique et vous pouvez demander un remboursement en invoquant une pratique commerciale trompeuse.